L’art tibétain de la guérison

L'art tibétain de la guérisonCi-dessous vous pouvez retrouver la présentation de l’article « L’art tibétain de la guérison » paru ce mois-ci dans le magazine Bio-contact. Article très intéressant et complet. Vous retrouverez déjà ici une bonne explication de la médecine tibétaine, origine de la médecine holistique.

On retrouve beaucoup d’enseignements et d’outils qui nous ont amenés au fil du temps à créer neonova.

A l’instar de la médecine ayurvédique avec ses trois doshas (Vata : Air + Ether, Pitta : Feu + Eau, et Kapha : Terre + Eau), la médecine tibétaine distingue elle aussi chez l’être humain trois « humeurs », ou « énergies » : rLung (Air), mKhrispa (Feu) et Badkan (Terre + Eau). Personne n’étant constitué d’une seule « humeur », pure à 100 %, nous résultons en réalité d’une combinaison changeante de ces trois composantes, selon notre âge, la saison, le moment de la journée.

Les médecins grecs Hippocrate et Claude Galien fondaient déjà leur pratique sur la « théorie des quatre éléments » : Air, Eau, Terre, Feu. Elle établissait une correspondance entre le macrocosme et le microcosme, autrement dit, en ce qui concerne la médecine, consacrait notre corps comme un reflet de l’univers, à chaque « élément » son « humeur ».

Point commun de ces trois approches, qu’elles viennent d’Inde, du Tibet ou de la Grèce antique (mais nous aurions pu en trouver d’autres ailleurs dans le monde), tout déséquilibre entre les différentes « humeurs » engendrera une maladie. Le médecin doit alors administrer un remède rétablissant l’équilibre : une maladie « froide et humide » sera alors traitée par un remède « chaud et sec ». Ne pas appliquer ce principe pourrait juste aggraver les symptômes.

Première leçon : nous ne sommes pas des pièces détachées dans notre environnement mais des éléments d’un Tout. L’Occident a tout récemment (re)découvert ce principe d’interdépendance à travers les médecines dites holistiques (du grec hólos : « entier »), qui ne s’attachent pas à supprimer un symptôme mais plutôt à en comprendre la cause, qu’elle soit liée à l’alimentation, à l’hygiène de vie, au contexte social, aux émotions ou encore à l’environnement, le plus souvent à plusieurs de ces paramètres. Prenons l’exemple de la jauge de votre voiture : le fait que le voyant s’allume indique simplement que vous allez bientôt tomber en panne d’essence : c’est un symptôme, autrement dit un avertissement. Supprimer le symptôme, comme s’attache à faire trop souvent la médecine moderne, consisterait à débrancher le voyant : éteint, il ne s’exprime plus ! Mais le problème persiste : vous n’avez plus d’essence ! Cela dit, certains symptômes peuvent être graves et il est parfois nécessaire de les traiter rapidement, comme une fièvre trop forte.

Deuxième leçon, et c’est là l’un des plus remarquables enseignements de la médecine tibétaine : la véritable santé ne peut se maintenir que lorsque nous sommes dans la conscience du Tout. C’est pourquoi notre attitude envers nos semblables, les animaux, la nature, notre éveil spirituel jouent un rôle majeur. Selon cette approche, tout part de là. Cultiver le détachement et la bienveillance, c’est renoncer à se considérer comme un « soi » séparé (moi, c’est moi ; toi, c’est toi), fruit de notre ignorance, source d’émotions destructrices.

Derrière l’apparente trilogie des nyepas se cache en réalité le chiffre Un : le Tout dans l’unité, l’unité dans le Tout. La clé de la santé, et de bien plus encore…

Source : L’art tibétain de la guérison – biocontact.fr

Leave Comment