De la méditation pour remplacer les heures de colle au collège

Méditation à l’école

méditation à l'école

Marie-Aude Lanniaux, la prof de français à l’entrée de sa séance de méditation © Radio France – Rafaela Biry-Vicente

Au collège de Gaulle de Jeumont dans le Nord, depuis la Toussaint, les élèves punis font de la méditation pendant les heures de retenue, un moyen de calmer les élèves les plus violents et turbulents.

Sur la porte de la salle de cours un panneau très coloré peu conventionnel prévient « Ne pas déranger, méditation en cours, bonheur et bien-être en téléchargement » , c’est ici que depuis le début du mois de novembre, les élèves punis normalement pour une heure de retenue viennent faire de la méditation ! Un défi proposé par Marie-Aude Lanniaux, prof de français au collège de Gaulle de Jeumont près de Maubeuge (classé en réseau d’éducation prioritaire).

Cinq à dix minutes de méditation au début de la semaine

La jeune femme, qui est également enseignante à l’université de Valenciennes, est responsable du réseau Foquale (formation, qualification, emploi) dans son établissement. Ce réseau de l’Education nationale tente de trouver des solutions pour les élèves décrocheurs. Elle a décidé il y a deux ans de commencer chaque semaine un cours par cinq à 10 minutes de méditation. Une pratique très répandue aux États-Unis et dans les pays nordiques et qui permet aux élèves de se calmer, se recentrer sur eux- mêmes, et du coup ils sont ensuite beaucoup plus réceptifs, posés en cours. Si elle remarque des tensions ou des comportements violents en cours de récré, elle ajoute aussi une séance de méditation.

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séance de méditation à la place d’une heure de colle au collège De Gaulle de Jeumont © Radio France – Rafaela Biry-Vicente

Depuis le retour des vacances de la Toussaint, Marie Aude Lanniaux a décidé d’élargir cette pratique aux élèves punis, elle remplace donc les heures de retenue par de la méditation.

Sans broncher, ni rigoler, les jeunes les plus turbulents ou les plus violents se couchent sur leur tapis rose et suivent les exercices de méditation de leur prof qui les invite à se mettre dans une bulle pendant une vingtaine de minutes, un moyen de détendre le corps, puis l’esprit. Durant cette séance, les élèves en deuil, dyslexiques, bref les plus « fragiles » sont invités à venir, et d’autres viennent aussi naturellement quand il y a encore un peu de place.

Marie-Aude Lanniaux qui continue à pratiquer la méditation à titre personnelle, espère que cette pratique va inspirer d’autres collèges.

méditation à l’école

Source :Rafaela Biry Vicente – France Bleu nord

thibault paternoster

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